Prêt CUEC et remboursement au 31 décembre 2026

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Émile Bresse LL.B., PAIR, Syndic autorisé en insolvabilité
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Prêt CUEC non remboursé : quoi faire avant l’échéance du 31 décembre 2026?

Solutions à l’endettement · Septembre 2026 · 7 min de lecture

Par Émile de l’équipe BRESSE Syndics · Syndics autorisés en insolvabilité · Québec et Montréal

Il ne reste que quelques mois. Pour des milliers de PME québécoises, le solde du prêt obtenu pendant la pandémie par l’entremise du Compte d’urgence pour les entreprises canadiennes (CUEC) doit être entièrement remboursé au plus tard le 31 décembre 2026. Si votre trésorerie est déjà serrée, cette échéance peut ressembler à un mur qui approche. La bonne nouvelle : vous avez encore le temps d’agir — et plus vous le faites tôt, plus vos options sont nombreuses.


Où en est votre prêt CUEC aujourd’hui

Un rappel s’impose, car les modalités ont changé. Les entreprises qui n’ont pas remboursé leur prêt dans les délais permettant de conserver la portion subventionnée ont vu leur CUEC se transformer en prêt à terme ordinaire, portant intérêt au taux de 5 % par année. Ce solde — souvent 40 000 $ ou 60 000 $ — doit maintenant être remboursé en totalité d’ici la fin de 2026. Autrement dit, ce n’est plus le prêt sans intérêt et partiellement pardonnable du début : c’est désormais une dette bien réelle, avec une date butoir ferme.


Ce qui se passe si le solde n’est pas payé à temps

Laisser passer l’échéance sans plan n’est pas sans conséquence, et il vaut mieux les connaître d’avance. D’abord, votre institution financière serait en droit d’exiger le remboursement complet du solde d’un seul coup — une pression difficile à absorber quand les liquidités manquent déjà. Ensuite, si le prêt demeure impayé, il peut être cédé à l’Agence du revenu du Canada aux fins de recouvrement. Votre créancier devient alors le gouvernement fédéral, avec les moyens de perception qui l’accompagnent, et votre cote de crédit d’entreprise peut en souffrir.


Ce point mérite qu’on s’y attarde, car il change la nature du problème.

Quand un prêt CUEC est cédé à l’Agence du revenu pour recouvrement, on ne parle plus d’un simple solde bancaire : on parle d’une dette gouvernementale, avec tout ce que cela implique. C’est exactement le type de créance qu’il vaut mieux régler de façon structurée, avant que les mesures de perception ne s’enclenchent.


⚠ N’oubliez pas votre cautionnement personnel

Dans bien des cas, le prêt CUEC a été consenti à l’entreprise, mais certains autres engagements connexes ou marges rattachées peuvent avoir été personnellement cautionnés. Avant de prendre une décision, il est essentiel de vérifier votre exposition personnelle — c’est l’une des premières choses qu’un syndic examine avec vous.


Vos options si le remboursement s’annonce difficile

Il existe plusieurs avenues, et la meilleure dépend de votre situation. Les voici, de la plus simple à la plus structurée.

  1. Rembourser dès maintenant si vous le pouvez. Vous pouvez rembourser le solde en tout temps, sans pénalité. Si vos liquidités le permettent, c’est la voie la plus directe : vous mettez fin aux intérêts et vous assainissez votre bilan.

  2. Explorer le refinancement. Votre institution financière peut parfois proposer d’étaler le remboursement sur un nouveau prêt. Avant d’accepter, évaluez l’effet du nouveau versement sur vos liquidités et vérifiez les garanties exigées.

  3. Regrouper vos dettes. Si le CUEC s’ajoute à d’autres engagements, une consolidation peut réunir le tout en un seul paiement mensuel plus gérable, allégeant la pression sur votre trésorerie.

  4. Négocier une entente ou une proposition. Lorsque le remboursement complet est hors de portée, un syndic autorisé en insolvabilité peut négocier avec vos créanciers — y compris le gouvernement — une entente ou une proposition concordataire qui réduit le montant à rembourser ou en étale le paiement, tout en vous permettant de poursuivre vos activités.

  5. La faillite, en dernier recours. Si l’entreprise n’est plus viable, la faillite commerciale permet de fermer proprement et de repartir sur des bases saines. Ce n’est jamais le premier réflexe, mais parfois la meilleure porte de sortie — et seul un syndic peut vous y accompagner.

La proposition concordataire : régler le CUEC tout en poursuivant ses activités

Pour une PME viable mais à court de liquidités, la proposition concordataire est souvent la solution la plus intéressante. Elle permet de conclure une entente avec l’ensemble de vos créanciers — le prêteur du CUEC comme les autres — afin de rembourser une partie des dettes selon votre capacité réelle, tout en gardant l’entreprise en activité.

Le processus s’amorce souvent par un avis d’intention de faire une proposition, qui déclenche immédiatement une suspension des procédures : les démarches de recouvrement et les poursuites sont gelées, ce qui vous donne l’oxygène nécessaire pour vous réorganiser. Cette même restructuration peut aussi, au besoin, permettre de résilier des baux ou des contrats devenus trop lourds afin d’alléger votre structure de coûts. L’objectif est clair : régler le passé sans compromettre l’avenir.


Un exemple concret

Prenons une PME de services de la région de Québec — appelons-la Atelier Nord — qui a obtenu un prêt CUEC de 60 000 $ pendant la pandémie. La reprise a été plus lente que prévu; entre l’inflation, la hausse des coûts et une clientèle plus prudente, l’entreprise n’a pu mettre de côté la somme nécessaire. À quelques mois de l’échéance, elle réalise qu’elle n’aura pas les 60 000 $, et sa marge de crédit est déjà bien sollicitée.

En consultant tôt, la direction rencontre un syndic chez BRESSE. Après analyse, plutôt que d’attendre une demande de remboursement forfaitaire suivie d’un transfert du dossier à l’Agence du revenu, l’entreprise dépose une proposition concordataire qui regroupe le solde du CUEC et ses autres dettes en une entente réaliste, étalée et négociée. Les procédures sont suspendues, l’entreprise poursuit ses activités, et Atelier Nord évite à la fois la pression d’un paiement unique et le recouvrement gouvernemental. Consultée après l’échéance, dans l’urgence, elle aurait eu beaucoup moins de marge de manœuvre.

Chaque situation est unique : les solutions et leurs résultats varient selon la structure, les dettes et les perspectives de l’entreprise. C’est ce qu’une première rencontre sert à établir.


Agir tôt : la vraie clé

L’échéance du 31 décembre 2026 peut sembler encore lointaine, mais les meilleures décisions se prennent hors de l’urgence. Suivre sa trésorerie de près, revoir ses obligations, parler à ses créanciers avant que les difficultés ne s’installent, et consulter un professionnel dès les premiers signes de tension : voilà ce qui fait la différence entre une situation qui se règle et une situation qui dégénère. Chez BRESSE, vous rencontrez dès le premier rendez-vous un professionnel expérimenté qui vous présente honnêtement toutes vos options — et celle qui protège le mieux votre entreprise, vos employés et votre responsabilité personnelle.


💡 Bon à savoir

La première rencontre est gratuite, confidentielle et sans engagement — en personne à nos bureaux de Québec ou de Montréal, par téléphone ou en vidéoconférence, partout au Québec. Un rendez-vous est généralement disponible en moins de 24 heures. Plus vous consultez tôt, plus les solutions sont nombreuses.


Cet article présente de l’information générale et ne constitue pas un avis juridique ni financier. Les modalités du programme CUEC et les solutions décrites dépendent de votre situation; consultez un syndic autorisé en insolvabilité pour une évaluation adaptée à votre cas.

Première rencontre gratuite – Confidentielle – Aucune obligation

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Vous n'êtes pas seul(e) à vivre une telle situation

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